Les adversaires politiques de Benjamin Netanyahu ont présenté la large victoire des démocrates aux élections de mi-mandat aux États-Unis comme une nouvelle preuve de la "toxicité" du Premier ministre, qu'ils accusent d'avoir sapé le soutien bipartisan dont bénéficiait jusqu'ici Israël.
Alors que les guerres dans la bande de Gaza et surtout contre l'Iran ont lourdement pesé dans les urnes, Donald Trump a annoncé mardi, jour de l'élection, que Washington allait cesser de verser à Israël une aide annuelle de quatre milliards de dollars, disant vouloir priver les démocrates d'un "mauvais argument électoral".
Contrairement aux précédents dirigeants israéliens, qui soignaient leurs relations avec les démocrates comme avec les républicains, Benjamin Netanyahu a mis en scène sa proximité avec Donald Trump, qui lui a en retour apporté son soutien pour les élections de la semaine dernière.
Si sa coalition gouvernementale a perdu sa majorité à la Knesset, le Premier ministre n'a pas dit son dernier mot, l'opposition n'ayant pas de majorité claire. Le président Isaac Herzog doit s'entretenir mercredi et jeudi avec les chefs de partis avant de confier à Benjamin Netanyahu ou au chef de file de l'opposition, Gadi Eisenkot, la tâche d'essayer de former un gouvernement.
Dans ce contexte, Yaïr Golan, chef du parti de centre-gauche "Les Démocrates" (ancien Parti travailliste), a estimé dans un message sur la plateforme X que les résultats des élections aux États-Unis "révèlent à quel point Netanyahu est impopulaire tant chez les démocrates que chez les républicains".
Ces résultats montrent qu'Israël "ne peut pas se permettre" que Benjamin Netanyahu reste au pouvoir, a renchéri le chef de file de l'opposition centriste, Yaïr Lapid. "Cela met en danger notre sécurité, cela compromet notre démocratie et cela ruinera notre image sur la scène internationale", a-t-il écrit dans un message publié sur les réseaux sociaux.
Benjamin Netanyahu n'a pas encore commenté le résultat des "midterms". Son cabinet n'a pas répondu à une demande de commentaire.
(Steven Scheer et Alexander Cornwell, avec la contribution de Maayan Lubell ; version française Tangi Salaün, édité par Benoit Van Overstraeten)

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer